Après plusieurs mois de suspension, le Togo relance la délivrance des autorisations de prospection et des permis de recherche de substances minérales sur l’ensemble du territoire national. Cette décision, officialisée par un arrêté signé le 18 août 2026 par le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, marque une nouvelle étape dans la politique de développement et de valorisation durable du potentiel minier du pays.
La reprise des procédures permet désormais aux entreprises et aux investisseurs de soumettre de nouvelles demandes d’autorisations de prospection et de permis de recherche. Elle met ainsi fin à la suspension instaurée en mars 2025 dans le cadre d’une « pause stratégique » destinée notamment à permettre aux autorités de procéder à une relecture du cadre juridique applicable au secteur minier et de préparer une réforme du Code minier.
La levée de la suspension ne constitue pas une autorisation automatique d’explorer. Elle rétablit la possibilité de déposer de nouveaux dossiers, lesquels sont soumis à l’examen des autorités compétentes conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Le traitement des demandes relève de la Direction générale des Mines et de la Géologie (DGMG). Les candidats à un permis de recherche doivent notamment justifier de leurs capacités techniques et financières, présenter un programme de travaux et préciser le périmètre concerné.
Le permis de recherche confère à son titulaire un droit exclusif sur le périmètre attribué. Il est accordé pour une durée de trois ans et peut être renouvelé deux fois pour une durée de deux ans.
L’autorisation de prospection relève, pour sa part, d’un régime non exclusif. Elle permet à son titulaire de rechercher des substances minérales sur une zone déterminée pendant deux ans, avec la possibilité de deux renouvellements d’un an.
La relance de l’exploration vise également à améliorer la connaissance du sous-sol togolais. Le Togo dispose notamment de ressources en phosphate et présente un potentiel dans l’or, le manganèse, le calcaire et certains minéraux importants.
Cette réouverture s’inscrit dans une volonté de renforcer l’attractivité du secteur tout en poursuivant la modernisation du cadre réglementaire, avec une attention portée à la transparence, à la durabilité, à l’inclusion et à la valorisation des ressources naturelles.
La mesure concerne l’ensemble du territoire national et les substances minérales relevant de ce régime. Les matériaux de construction et les minéraux industriels restent exclus du champ de cette réouverture.
Télécharger l’arrêté :